Notorious B.I.G.

Notorious B.I.G.
Christopher Wallace le futur Notorious B.I.G est né le 21 mai 1973 à New York. Le rappeur a grandi à Belford, un quartier chaud de Brooklyn. Sa mère (Voletta Wallace) est d'origine jamaïquaine, il n'a jamais connu son père.

Il a selon lui passé son enfance dans un taudis, entre les hustlers, les dealers et les toxicomanes.
Le jeune Wallace ne tarda pas à tomber dans le piège de l'argent facile. Plus tard dans une interview il avoua que, adolescent, il considérait les hustlers comme des héros.



Wallace faisait tout pour réussir a imiter ses idoles. Ayant abandonné l'école, il traînait au coin de St-James Avenue, où il faisait le guet, il dealait à droite et à gauche. Bientôt l'histoire va mal tourner : Biggie perdra plusieurs de ses anciens potes, entre la brigade des stups et les gangs.


Biggie a eu plus de chance, au lieu de se faire flinguer, il prendra neuf mois de prison à l'âge de 17 ans en Caroline du Nord pour trafic de drogue.
Quand il ne dealait pas Biggie faisait de la musique, en ce temps son pseudo était Biggie Smalls et il rappait avec "The Old Gold Brothers".



Un beau jour Biggie emprunte deux platines, un micro, un magnéto et une console de mixage, il enregistre une maquette remplie de scratching et de breakbeats. Le bouche à oreille du voisinage fait son oeuvre et un beau jour la cassette atterri dans les mains de Mister Cee, l'un des DJ qui accompagnaient Big Daddy Kane. Mister Cee la file à l'un des rédacteurs du magazine hip-hop américain, The Source.
Grâce à ce magazine Wallace rencontre Sean "Puffy" Combs qui travaillait alors pour Uptown Records et qui avait déjà frappé deux grands coups dans le "Swingbeat" avec Jodeci et Mary J. Blige.
Comme il y avait déjà un rappeur qui portait le nom de "Biggie Smalls", Wallace s'est rebaptisé "The Notorious B.I.G" et fait ses début en 1993 sur "Real Love" de Mary J. Blige et "Dolly My Baby" de Supercat.



En assurant plusieurs featuring avec d'autres artistes, Notorious commence à se faire connaître. Entre temps Puff Daddy avait quitté Uptown pour monter son label Bad Boy Entertainment.
En 1994, Notorious B.I.G termine son album Ready To Die. Ce premier album solo raconte son passage de "criminel" à "rappeur". Déjà, tous les éléments étaient là pour faire du rappeur new-yorkais une pointure du hip hop : les fanfaronnade de "Gimme The Loot" et "Me & My Bitch", les doutes de "Sucidal Thoughts". La chanson "Big Poppa" a été plébiscitée comme rap single de l'année dans la publication. "Ready to die" s'est depuis vendu à deux millions d'exemplaires et il est également devenu disque platine alors que le magazine "The Source" lui décerna, au début de l'année 1995, les titres de "New Best Artist"; "Best Live Performer" et "Lyricist Of The Year".



Notorious Big était alors venu au Royaume-Uni et a presque ridiculisé R.Kelly dont il assurait la première partie à Wembley Arena. Comme pour mieux signaler l'accession des Black Stars, Michael Jackson a fait appel à ses services pour rapper sur le titre "This Time Around".



Mais, même lorsqu'un rappeur quitte les quartiers mal famés, le "hood", ses origines continuent de le hanter...
En 1995, le Notorious retourne à Brooklyn pour donner un coup de main à certains de ses potes qui ont monté un groupe baptisé "Junior Mafia". Avec l'appui de Notorious, le "Player's Anthem" grimpe dans les charts, il sera suivi de près par l'album "Conspiracy".



Les problèmes se profilent à l'horizon. Deux ans auparavant Biggie était accusé d'avoir tabassé un gars du New Jersey parce qu'il avait annulé son concert. Notorious avait dû verser 25 000 dollars de dommages et intérêts à la victime.La controverse qui tourna alors autour de Notorious ne faisait qu'augmenter. Un jour Notorious B.I.G accueilli des chasseurs d'autographes en brandissant une batte de baseball et se vit condamner à cent heures de service à la communauté. Quelques mois plus tard, la police du New Jersey avait trouvé des armes et de la drogue à son domicile.



Pourtant tous ces ennuis n'étaient rien a côté du conflit de longue date qui opposait d'un côté Notorious B.I.G, Puff et toute l'equipe de Bad Boy Entertainment, représentant alors la côte Est, et de l'autre Suge Knight, son label Death Row et le rappeur 2Pac, représentant la Côte Ouest.
Il n'y avait apparemment pas que les rappeurs des différentes côtes qui se faisaient la guerre il y avait aussi les gangs (Jets, Sharks, Bloods, Crips).



Suge pensait que son pote Jake Robles avait été assassiné à Atlanta sur les ordres de Puffy. Quant à 2Pac, il était sûr que Notorious avait monté un hold up durant lequel des gangsters lui avaient volé des bijoux (pour une somme de 40 000 dollars) à New York. 2Pac avait égallement fait l'objet d'une tentative de meutre et avait reçu plusieures balles et voulait absolument se venger.
Histoire de bien semer la pagaille Pac dit a Notorious, à travers l'une de ses nombreuses chansons, "Yeah I Fucked Your Bitch So What ?" ce qui donne en gros "Ouaih j'ai baisé ta salope et alors ?" (Faith Evans).



Après encore quelques affaires avec 2Pac et les médias, le second album de Notorious Big Life After Death semble indiquer que Biggie était sur le point de triompher des fantômes de son passé.
L'un des titres-phares, "You're Nobody Til Somebody Kills You " (T'es personne tant qu'on t'as pas tué) est dédié à 2Pac. En effet, malgré les différents qui l'opposait à 2Pac, Biggie fut très affecté par l'assassinat de celui-ci.
Il ne se doutait pas à ce moment là que lui même allait subir le même sort un an plus tard, en effet Notorious Big sera également assassiné à bord d'un véhicule.



Considéré comme une légende du Rap et le roi de New York, Biggie est considéré comme une influence par le biais de sa popularité dans la rue... Le troisième album de Biggie, le deuxième posthume, sorti en 1999 chez Bad Boy, s'intitule Born Again et inclue notamment le tube « N.O.T.O.R.I.O.U.S. ».

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 15:31

ja rule

ja rule
Ja Rule a eu un succès incroyable et rapide durant les années 2001 et 2002 grace à son album "Pain is Love" et des duos avec Ashanti comme "Always On Time" et "Down 4U" sans oublier "I m Real" avec J-Lo puis avec "The Last Temptation" en 2002. Tres proche au niveau vocal de DMX avec une voix grave et seche Ja Rule est surtout connu pour ses beefs avec des poids lourds comme 50 Cent et DMX

Pain is Love en 2001 et The Last Tentation en 2002

Son vrai nom est Jeff Atkins, né le 29 février 1976 dans le Queens à New York, sa première apparition date de 1995 sur "Time To Build" avec Mic Geronimo. Ill formait "The Cash Money Click" ( pas Cash Money Millionnaire ) avec des amis d'enfance parmi lesquels Irv Gotti son meilleur ami qui arrive a rentrer chez Def Jam en tant que recruteur d'artistes, une aubaine pour Ja Rule !


Beaucoups pensent que le succes de "Can I Get A" de Jay Z est du principalement a la presence de Ja Rule...Il sort par la suite "Venni, Vetti, Vecci " en 1999 qui contient la bombe "It Is Murda" avec Ja Rule , DMX et Jay Z ! En 2001 sort "Pain is Love" et revele le talent d'Ashanti...Malheureusement pour lui son succes fait apparaitres des tensions et il entre en beef avec son anicen pote DMX: accusé d'avoir changé apres son succes, d'etre devenu trop commercial.


Mais DMX n' est pas le seul rappeur avec qui Ja Rule a de sérieux problèmes. En effet son label "The Inc." ( ex "Murder Inc") est considéré comme le label le plus haït actuellement. "The Inc" est en entre autre en "guerre totale" avec "Shady Records" ( Eminem) et "Aftermath"( Dr Dre ). Mais son plus gros soucis vient de 50 Cent qui accuse les proches de Ja Rule de l' avoir poignardé à New York en 1999. Lorsque 50 signe chez "Shady Records" et donc "Aftermath", Ja Rule s' en prend à Eminem et Dr Dre en les injuriants et les menaçants sur une mix-tape. Eminem, Dr Dre et 50 Cent ont répliqué balayant le "Little Wanksta" a.k.a. Ja Rule, notamment en lui reprochant de copier 2pac (ce que lui reproche aussi DMX). En Novembre 2003, Ja Rule a sorti un album titré "Blood In My Eyes"ou il continue de régler ses comptes... Puis semble se calmer sur " R.U.L.E.", son dernier album en date avec des featurings signés R.Kelly, Ashanti, Fat Joe, Jadakiss, Black Child...Mais qui trace au final un tableau terni par le nombre outrancier de featurings qui dépersonnalise trop l'album.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 15:51

Nas

Nas
Nasir Jones nait le 14 septembre 1973 à Long Island, New York.

Nas est un rappeur hautement qualifié, il a la perfection et le style. Depuis l'âge de 9 ans il rappe, et il a beaucoup été influencé par son père joueur de Jazz. Il est considéré comme un des meilleurs rappeurs de ces dernières années. En 1991, il montrait déjà des signes de réussite, mais il avait été troublé par la mort de son meilleur ami Will et peu après par la mort de son frère tué par balles.

Nas est membre du groupe de rap The Firm, avec Foxy Brown, il débute dans en 1992 lorsque MC Serch utilisa une chanson de ses chansons pour un film. Et lorsque ce film est sorti, la musique interprété par Nas attira l'attention des recruteurs de New York. Nas signa donc chez Colombia Records et sorti son premier album titré "Illmatic" en 1994 qui devient Disque D'Or. Il s'en prend a 2pac qui le lui rend en double (cf... Hit'em Up encore et toujours !)

Son 2ème album titré "It Was Written" est sorti en 1996, et devient 1er des hit-parades.

En 1997, Nas collabore avec Foxy Brown, AZ et Nature pour former un groupe appelé "The Firm". Le premier album de ce groupe sorti peu de temps après avait comme titre "The Firm: The Album" produit par Dr Dre.

En 1999, Nas change son nom et devient "Nas Escobar", et sort immédiatement son 3ème album "I Am...".Le nouveau Nas Escobar devint convoité par tout l'establishment du Rap, Hip Hop et même de la Pop. On le voit aux cotés de P. Diddy ("Hate me Now"), Jay Z et Dr Dre.

Fin 1999, Nas rentre dans la légende des superstars du Rap avec la sortie de son album "Nastradamus". Cet album lui permis de prendre une avance considérable dans le Hip hop qui à ce moment là était dominé par Eminem, le Wu Tang Clan et Snoop Dogg. Et surtout, dans le clip de la chanson "Nastradamus", on le voit en compagnie de Mariah Carey buvant et versant du champagne avec une arrogance de vainqueur.

Un autre album de Nas titré "Stillmatic" est sorti en décembre 2001. Depuis le début de l' année 2002, Nas a un grand problème avec Jay Z , en effet, ils se sont échangés de paroles par médias et amis interposés. Il est question de savoir qui est le leader du rap à New York depuis la mort de Notorious BIG....

Depuis lors, Nas a décidé de se consacrer à ses activités musicales. En 2004, il se marit avec Kelis et s'est fait tatouer son buste dévétue...

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 15:53

Mobb Deep

Mobb Deep
Mobb Deep est un duo de hip hop américain de la côte Est.

Havoc et Prodigy se sont rencontrés, dans leur jeunesse, alors qu'ils suivaient tous les deux, des études à la Graphic Arts High School à Manhattan.

Baignés dans la culture du Queens, où ils habitent, les deux acolytes se trouvent la même passion pour le hip hop. En 1993, alors qu'ils sont encore adolescents, ils sortent leur premier album Juvenile Hell, sur le label 4th-n-Broadway. Cette première livraison ne connaît pas un très gros succès commercial, mais permet à Mobb Deep, de signer chez Loud et de sortir leur premier opus pour une major, "The Infamous", en 1995.

Alors que Tupac était encore en vie, ils ont eu un grand différent qui les a vus se faire dissé sur... "Hit 'em Up".

Leur carrière est alors lancée : "Hell on Earth" sort dans les bacs en 96 et les propulse sur le devant de la scène et surtout au sommet des charts hip hop. Trois ans plus tard, après avoir défrayé la chronique, avec des images de gangsta rap, alliant cocaïne et guns, et avoir donné quelques concerts, Mobb Deep fait son retour avec "Murda Muzik", un nouvel opus. Le succès est au rendez-vous, de la part de la critique et du public.

"Infamy" signe les retrouvailles du duo en 2001, après de nombreux projets solos. Trois ans plus tard, en 2004, ils recommencent à effrayer les populations avec "Amerikaz Nightmare", un septième album sans concessions à la hauteur de leur réputation...



Puis en 2005 apres reflexions, ils décident de signer chez G-Unit Records alors qu'ils étaient sans label....

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 15:55

Wu Tang Clan

Wu Tang Clan
Le Wu-Tang Clan émerge en 1993 au moment où Dr. Dre est au plus fort de sa popularité. Le groupe de Staten Island, New York, deviendra la formation la plus révolutionnaire des années 90. S'appuyant sur le concept du super groupe, le Wu-Tang Clan tourne autour d'un noyau composé de neuf MCs. L'idée derrière tout ça est de frapper fort avec un premier album qui en entraînerait plusieurs autres par les différents membres du groupe. La stratégie permettrait ainsi à chacun des membres de devenir une star à part entière et d'avoir accès à ses propres droits.





Étonnamment, le plan fonctionne et chacun des projets basés sur le premier album, « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » paru en 1993, connaissent du succès. La formation tire son nom d'une épée de kung fu mythique et puissante qui a été forgée par une congrégation de guerriers invincibles.





Chacun des neuf membres porte un pseudonyme à commencer par RZA (anciennement Prince Rakeem, alias Rzarecta, Chief Abbot et Bobby Steels, Robert Diggs de son vrai nom).

Il y a également Genius/GZA (alias Justice et Maxi Million, Gary Grice de son vrai nom),

Ol' Dirty Bastard (alias Unique Ason, Joe Bannanas, Dirt McGirt, Dirt Dog et Osirus, Russell Jones de son vrai nom),

Method Man (alias Johnny Blaze, Ticallion Stallion, Shakwon, Methical et MZA, Clifford Smith de son vrai nom),

Raekwon the Chef (alias Shallah Raekwon et Lou Diamonds, Corey Woods de son vrai nom),

Ghostface Killah (alias Tony Starks et Sun God, Dennis Coles de son vrai nom),

U-God (alias Golden Arms, Lucky Hands, Baby U et 4-Bar Killer, Lamont Hawkins de son vrai nom),

Inspectah Deck (alias Rebel INS et Rollie Fingers, Jason Hunter de son vrai nom)

de même que Masta Killa (alias Noodles, Elgin Turner de son vrai nom).





Bien qu'il ne soit pas l'un des deux fondateurs de la formation qui a été mise sur pieds par Genius/GZA et Ol' Dirty Bastard, RZA est le grand responsable de la vision de Wu-Tang Clan en raison de son immense talent. Sous sa gouverne, le groupe a su créer un paysage musical à la fois menaçant, surréaliste et ténébreux. Il faut également préciser que RZA a soit réalisé ou co-réalisé chacun des projets du Clan, que ce soit en groupe ou en solo. Sur ses toiles de fond impressionnantes, les MCs rappent avec violence et humour noir. Au tournant de 1995, le son du groupe est l'un des plus reconnus dans les cercles hip hop.





Mais ça n'a pas toujours été aussi rose. Comme tous les rappeurs, les membres du Clan tentent d'avancer par tous les moyens. Pour RZA, ça veut dire lancer le simple « Ooh, I Love You Rakeem ». Suivant les conseils de l'étiquette Tommy Boy et de son réalisateur, il enregistre la pièce humoristique qui ne donne aucun résultat valable. Le même sort attend le simple suivant, « My Deadly Venom ». Cette expérience lui suffit pour conforter son intention d'attaquer l'industrie du disque en défiant les conventions et les idées reçues. Il trouve des partenaires à sa mesure en Genius et Ol' Dirty Bastard. Genius lance l'album « Words From the Genius » qui passe complètement inaperçu. C'est à la suite de cet échec qu'il décide de travailler avec Bastard à la création d'un groupe qui va devenir le Wu-Tang Clan en moins d'un an.





RZA devient rapidement un membre de l'équipe tout comme les autres MCs que sont Method Man, Ghostface Killah, Raekwon, U-God, Inspectah Deck et Masta Killa. Les neuf compères font le pacte de former une communauté artistique et financière. Pour eux, le Wu-Tang Clan ne sera pas qu'un simple groupe, il deviendra une industrie. Pour ce faire, ils décident de se faire un nom par l'entremise d'un effort collectif pour ensuite se lancer dans divers projets en solo tout en enrôlant de nouveaux collaborateurs en cours de route afin de devenir de plus en plus forts et influents.





Le premier simple du Clan, « Protect Ya Neck », est lancé de façon indépendante et remporte un succès chez les initiés. Il n'en faut pas plus pour que les compagnies de disques commencent à offrir de gros contrats à la formation. Le Clan résiste jusqu'au moment où il arrive à obtenir une entente qui permettra à chacun des membres d'enregistrer en solo pour le compte de l'étiquette de leur choix, permettant ainsi à chacun des rappeurs de demeurer agent libre. C'est Loud/RCA qui accepte une telle entente et qui lance « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » en novembre 1993.



En plus d'être encensé par la critique, le disque remporte un fort succès populaire, quoi que les ventes se fassent lentes au départ. Les choses changent quand le simple « C.R.E.A.M. » est lancé au début de 1994. Le Clan ne perd pas de temps à se lancer dans de nouveaux projets alors que cinq membres : Genius, RZA, Raekwon, Method Man et Ol' Dirty Bastard; décrochent des contrats en solo.





RZA est le premier à entrer en studio en compagnie des Gavediggaz, une formation qu'il crée avec Prince Paul, Frukwan et Poetic. « 6 Feet Deep » est lancé en août 1994 et atteint la certification or. Le disque à la fois ultra-violent et comique met en évidence tout le talent de producteur dont dispose RZA. Peu de temps après, Raekwon lance un premier simple, « Heaven and Hell » qui est produit par... RZA.





C'est Method Man qui a la distinction de devenir le premier membre du groupe à obtenir une forte notoriété en solo grâce à son album « Tical » lancé en novembre 1994. Il s'agit du premier album en solo officiel d'un membre du Clan et il est réalisé, sans grande surprise, par RZA. Il faut attendre au début de 1995 pour voir « Tical » devenir un véritable hit. Ol' Dirty Bastard marche dans les traces de Method Man et propose « Return to the 36 Chambers » en mars 1995. Grâce aux hits « Brooklyn Zoo » et « Shimmy Shimmy Ya », le disque est certifié or. Inspectah Deck, quant à lui, propose une première pièce en solo qui se retrouve sur la bande originale du film « Tales From the Hood ».




C'est plus tard au cours de 1995 que les deux albums les plus acclamés du Wu-Tang Clan paraissent avec « Only Built 4 Cuban Linx » de Raekwon et « Liquid Swords » de Genius/GZA. Ne voulant pas être en reste, Ghostface Killah propose une première chanson en solo qui se retrouve dans le film « Don't Be a Menace to South Central While You're Drinking Your Juice in the Hood ». En octobre, il propose son premier album complet qui est bien accueilli par la critique.





Le Clan se retrouve au complet en 1996 et 1997 pour enregistrer l'album double « Wu-Tang Forever » qui paraît en juin 1997. Très attendu, le disque s'écoule à plus de 600 000 exemplaires dès la première semaine. Après une longue tournée, la nouvelle phase du projet Wu-Tang s'enclenche avec l'arrivée de nouveaux associés. Killarmy, groupe de protégés du Clan, lance l'album « Silent Weapons for Quiet Wars » en août 1997.




C'est cependant en 1998 que les projets déferlent à un rythme fou. En mars, un autre protégé, Cappadonna, lance l'album « The Pillage » alors que le sympathisant Killah Priest lance lui aussi un disque intitulé « Heavy Mental ». Bien accueilli, le disque est ponctué d'une forte imagerie spirituelle qui lui permet de se démarquer du reste de la bande. En juillet, le groupe de protégés the Sunz of Man lance l'album « The Last Shall Be First » alors que les Wu-Tang Killa Bees fait de même avec « The Swarm, Vol. 1 ». En août, Killarmy y va d'un second effort avec « Dirty Waeponry ».





En 1998, Ol' Dirty Bastard est au centre de toutes les controverses et démêlés judiciaires. En février, il interrompt le discours de Shawn Colvin alors qu'elle vient de recevoir un Grammy. Il veut ainsi protester contre le fait que le Clan n'a pas remporté le trophée remis au meilleur album rap. Peu de temps après, il annonce qu'il change son nom pour Big Baby Jesus, une initiative qui n'obtient pas la faveur populaire. Ce n'est que le début alors que pendant plus d'un an et demi, il se fait arrêter pour de nombreux délits, notamment pour voies de fait, vol à l'étalage, avoir fait des menaces terroristes, avoir porté une veste pare-balles après avoir été reconnu coupable d'un méfaits, avoir eu de la cocaïne en sa possession en plus de manquer de nombreuses apparitions en cour. De plus, au début de 1999, le Clan au grand complet est soupçonné d'opérer un réseau de revente d'armes à feu entre Staten Island et Steubenville, dans l'Ohio. Aucune accusation ne sera toutefois portée dans ce dossier.





C'est dans ce climat pour le moins étrange que le Clan commence une seconde ronde de projets en solo à la fin de 1998. Cette fois-ci, RZA laisse plus de place à ses protégés, mais il lance néanmoins son premier effort en solo avec « RZA as Bobby Digital in Stereo » en novembre 1998. Au cours du même mois, Method Man est de retour avec « Tical 2000: Judgement Day » qui entre en deuxième position sur le palmarès américain.



En juin, la compilation « RZA Hits » qui retrace les meilleures pièces de la première ronde de projets solos est lancée. La semaine suivante, c'est au tour de Genius/GZA de proposer son second effort, Beneath the Surface ». En septembre, « Nigga Please » d'Ol' Dirty Bastard est lancé alors qu'il est en cure de désintoxication. De son côté, Method Man entreprend son association avec Redman sur l'album « Blackout! » alors que Inspectah Deck lance son tout premier effort en « Uncontrolled Substance ». Un autre membre du Clan fait ses débuts en solo en octobre alors que U-God lance « Golden Arms Redemption ». Le déluge se poursuit le mois suivant avec Reakwon qui propose l'album « Immobilarity ». Finalement, Ghostface Killah est de retour en janvier 2000 avec « Supreme Clientele ».





Cette deuxième ronde de projets en solo n'attire pas autant l'attention autant chez la critique que chez les amateurs. Bien que Method Man et Ghostface Killah s'attirent les faveurs de la critique, le Clan souffre d'un manque de cohésion, d'une trop grande visibilité (on compte aussi une ligne vestimentaire, un jeu vidéo, une bande dessinée et plus) et d'une quantité d'albums qu'il est difficile de se procurer, même pour le fan le plus endurci qui doit mettre beaucoup d'argent de côté pour suivre le rythme. Le son jadis distinctif du groupe devient commun et dilué en raison des nombreux imitateurs de RZA qui se voit détrôner par Timbaland.






Le réalisateur indépendant Jim Jarmusch demande à RZA de composer la bande originale du film « Ghost Dog: The Way of the Samurai » qui paraît en 2000. Par la suite, le Clan se retrouve pour entreprendre la production d'un nouvel album alors que Ol' Dirty Bastard n'est toujours pas sous contrôle. Il passe notamment un peu de temps dans une prison californienne pour ne pas avoir respecté les conditions de sa probation. Il semble être de retour sur le droit quand, en octobre, il quitte le centre désintoxication californien où il se trouve et passe un mois en cavale. Les fans du groupe sont d'ailleurs bouche bée quand il monte sur scène lors du lancement de l'album « The W » qui a lieu à New York, en novembre 2000. Lancé sans tambour ni trompette, le disque se veut moins dense que ses prédécesseurs.





Quant à Ol' Dirty Bastard, il réussit à quitter la salle après sa prestation inopinée, mais la police a tôt fait de lui mettre la main au collet alors qu'il se trouve à Philadelphie. On le rapatrie à New York afin qu'il puisse répondre à une accusation de possession de cocaïne. En avril 2001, il s'entend avec la poursuite pour une sentence qu'il lui fera passer entre deux et quatre ans dans un pénitencier d'état.





En 2001, RZA lance son second album en solo intitulé « Digital Bullet ». En novembre, c'est le retour des albums en solo avec « Bulletproof Wallets » de Ghostface Killah et « The Yin and the Yang » de Cappadonna. La production s'arrête là et le Clan retourne en studio afin de concocter « Iron Flag » sans Ol' Dirty Bastard. L'album paraît en décembre 2001. Quant à Ol' Dirty Bastard, il refait finalement surface sous le nom de Dirt McGirt. De son côté, Method Man tente sa chance à la télé dans une sitcom en compagnie de Redman. Le Clan est de retour au cours de l'automne 2004 avec l'album live « Disciples of the 36 Chambers: Chapter 1 ».

Puis courant 2005, ODB décède pendant une session d'enregistrement : le rap perd une figure emblématique...

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 15:57